Intervention de Vincent fonvieille au groupe Ours Pyrénées, PDG de La Balaguere et Président de l’association Pyrénées Pleine Nature
septembre 7, 2009 par balablog
Groupe Ours Pyrénées – Contribution Vincent Fonvieille
Quelques réflexions rapides et en vrac sur le sujet (d’un professionnel du Tourisme de Nature et de randonnée depuis 1983, accompagnateur/moniteur de ski de fond, puis dirigeant de La Balaguère):
La clientèle du tourisme de randonnée et de pleine Nature, notre clientèle depuis 25 ans, a une haute conscience environnementale et sociale. Cette conscience et cette exigence s’accentuent de façon exponentielle ces dernières années, notamment avec la montée en puissance des notions de tourisme responsable, et plus récemment, la montée de la conscience environnementale dans l’opinion publique, personnalisée par Nicolas Hulot et traduite par le Grenelle de l’environnement, et presque au quotidien dans les médias.
A noter que la notion de tourisme responsable, très orientée “Social et équité” pour le tourisme à l’étranger, et principalement dans les pays du Sud, est essentiellement axée sur les questions environnementales dès que l’on se limite au tourisme hexagonal.
On peut traduire cette “conscience environnementale” par une satisfaction de la présence de l’ours dans les Pyrénées et un souhait global de sa pérennisation.
Pour traduire les choses différemment, la pensée globale de nos clients (ayant une ouverture plus large que les seules Pyrénées) exprime la chose suivante :
“on ne peut pas exiger des africains qu’ils protègent les éléphants, des japonais qu’ils renoncent à la chasse à la baleine, et être incapable, nous français, de protéger et de garder l’Ours dans les Pyrénées”.
La conscience “sociale” des touristes, alimentée par le besoin (idéalisé certes) d’authenticité et de retour aux sources, va dans le sens du maintien à tout prix de la présence des bergers dans nos montagnes.
Je pense sincèrement que les touristes, malgré la pression médiatique, ne mettent pas en opposition la présence de l’ours et du berger.
En synthèse, à mon avis :
- Le maintien et le développement du pastoralisme pyrénéen est une nécessité, et une priorité
- L’ours fait partie du patrimoine des Pyrénées, c’est la grande singularité (et ce devrait être la fierté) des Pyrénées d’être un massif suffisamment sauvage pour avoir su conserver l’ours.
- En bref, c’est un grand + pour l’image du massif (dans sa globalité) et pour le tourisme.
- Sur le terrain, contrairement à ce que pourraient craindre certains, l’ours n’est absolument pas une gêne pour la pratique de notre activité, au contraire. (Pour relativiser, il faut dire que nous avons eu des expériences de produits en Alaska…)
- Il faut absolument concilier présence de l’ours et développement du pastoralisme sans les opposer l’un à l’autre. Sortir du débat, c’est l’ours OU le berger. La majorité des “pro-Ours” sont avant tout des “pro-bergers”.
- Il est indispensable de dépassionner le débat.
- Revoir la politique et les techniques de réintroduction, qui ne “passent” pas localement, mais pas plus par leur effets négatifs chez bon nombre de touristes
- Trouver des solutions sans les imposer
- Il faut également Valoriser la présence de l’Ours dans la promotion et la communication du massif
- En revanche, je ne pense pas très opportun de faire de l’Ours un produit touristique (nous avons fait cette expérience il y a quelques années)











Mon commentaire s’est perdu dans les profondeurs d’internet, je sais pas ou il est.
En 2 mots : bien sur j’aime l’ours, mais j’aimerais le voir seulement de loin, avec le jumelles.
Je crois pas à sa survie:la civilisation fait tout pour le détruire.
Gueulez que je suis pessimiste, et prouvez moi le contraire !
On a cherché l’ ours, et on l’ a pas trouvé,
Non plus le Desman dans le clair torrent.
La famille Mouflon elle reste bien cachée,
C’ est 1 bonne raison pour y retourner
Par vous bien guidés, en Pyrénées…
Bivouaquer la nuit pour entendre les bruits.
Se poser un peu, en ouvrant tout grand les yeux…
Crapahuter, dans les rochers, pour la marmotte et les isards,
Mais moi, j’ arrive souvent trop tard !
Espérer l’ envol du petit, statufiés dessous le nid…
C’ est pas d’ la rando, C’ EST DE L’ ADMIRATION
Ce n’ est pas du sport, C’ EST DE L’ ÉMOTION…
pour moi, c’ est le + du mieux,
POUVEZ PAS FAIRE CA POUR LES VIEUX ??
et un grand merci pour eux !!!