Formation au métier d’accompagnateur en montagne
janvier 4, 2010
Découvrir et se préparer au métier d’accompagnateur en montagne
Un stage en immersion dans le métier d’accompagnateur au cours d’une rando en doublure avec un professionnel confirmé.

Une formation unique en son genre au cours de laquelle vous découvrez en grandeur réelle le métier sous ses multiples facettes.
Pour ceux qui souhaitent se présenter au probatoire, elle constitue une expérience pré-professionnelle qui fait généralement défaut aux candidats.
Date et rando au choix
- En fonction des départs programmés
- Départ en général un dimanche, retour le samedi suivant
Durée : 35H
Coût :
- Coût pédagogique 700 € (prise en charge possible par votre fond formation)
- Hébergement et restauration sur devis selon la randonnée retenue.
Programme :
Les points clés d’une randonnée :
- Savoir conduire un groupe.
- Connaître et appliquer les phénomènes de dynamique groupe
- Organiser et gérer la logistique
- Assurer la sécurité et secourir
- Lire une carte et s’orienter
- Connaître et protéger les environnements
Passer le diplôme :
- Le cursus
- Conseils pour l’examen
S’installer :
- Les statuts possibles
- Activité principale ou activité annexe.
- Les rémunérations
Les différents contextes de travail :
- Avec un tour opérateur
- En solo
- Dans un bureau
Mises en situations pratiques d’accompagnement de groupe
Évaluation et bilan
Demande de financement
Envoi d’un dossier sur demande

Renseignements, déroulement et inscriptions
Gérard Caubet
Métier : guide de montagne
décembre 3, 2009
Bonjour David, peux-tu te présenter ?
« Bonjour,
J’ai eu 40 ans cette année, je vis à Argeles-Gazost avec Agnès ma compagne. Nous avons ensemble deux petits adorables ; Max et sa petite sœur, Lou.
Passionnés de montagne, évidemment, nous avons aussi le projet de tenir un gîte d’étape dans notre maison de Beaucens. Mais bon, il y a la grimpe, les enfants, la vie quoi !!
Donc nous avançons doucement !! Vous pouvez en savoir davantage sur notre site www.lacourteechelle.fr et découvrir, entre autre, une galerie d’images de montagne, de voyages, d’essais artistiques !! »

Comment as-tu su que tu voulais faire ce métier ?
« J’ai pratiqué la montagne en participant à des camps de jeunes dans le « Pays Toy ». Nous étions parfois encadrés par des guides. Je n’ai pas été attiré tout de suite par ce métier. C’est d’abord la montagne que je suis venu chercher, j’ai compris ensuite que devenir guide pouvait me permettre de pratiquer toute l’année. »
Quelles sont les activités que tu encadres ?
« Je fais le guide toute l’année. J’encadre avec autant de plaisir l’alpinisme hivernal, la cascade de glace, le hors-piste de Décembre à  Mars, puis vient le temps des raids à skis jusqu’au mois de Mai.

La belle saison venue, c’est le rocher, l’Espagne qui rythme mes activités. Au cÅ“ur de l’été, c’est en altitude que je vais chercher un peu d’air frais avec mes clients. Je pratique assez régulièrement en amateur, avec quelques amis, aussi bien dans les Alpes que dans les Pyrénées ou en voyage. »

Beaucoup de personnes nous posent la question du statut social des guides/accompagnateurs : indépendants ou salariés ? Peux-tu nous expliquer ?
« En ce qui me concerne, je suis travailleur indépendant. Je suis donc rémunéré directement par la clientèle qui m’emploie ou indirectement par les organismes, clubs, voyagistes qui démarchent cette clientèle. Certains guides ou accompagnateurs sont salariés de ces différents organismes. J’ai parfois pensé abandonner ce statut car il y a trop d’administratif à mon goût, mais notre liberté est à ce prix. »
Quelle est la différence entre un guide et un accompagnateur ?
« Tout d’abord, j’espère qu’il n’y a aucune différence entre nos deux professions dans le plaisir que nous avons à les partager avec nos clients.
Sur le terrain, ce n’est plus pareil…Nos sentiers se séparent quand apparaissent les glaciers et leurs crevasses, quand les sommets nous invitent à gravir leurs arêtes ou leurs faces. Quand la neige nous laisse dévaler ses pentes avec des skis aux pieds…parfois même, nous remontons en grimpant sur la glace les canyons que nous descendons en rappels ou sur les fesses quand il fait chaud l’été !!
Piolets, chaussons, skis, cordes ou pitons sont en permanence dans notre sac à dos, parfois lourds… Alors dans ces moments, il m’arrive de rêver de randonner léger, en parlant de l’histoire de la montagne, de telle fleur, de tels cailloux…et pour tout vous dire, mon rêve se réalise car il m’arrive de proposer des balades avec certains de mes clients !! »
Quelle relation noues-tu avec les montagnards que tu accompagnes ? La confiance est-elle primordiale ?
« Nous sommes souvent très vite dans le vif du sujet quand la verticale nous rappelle à l’ordre, quand le glacier se crevasse, quand nous devons skier une pente douteuse, le ton monte parfois pour que les consignes dans le groupe soient appliquées. Certains « préliminaires » de la communications sont parfois bafoués, mais nous savons nous rattraper ensuite quand le risque est écarté. En cela, je ne remercierai jamais assez ma clientèle pour la confiance qu’ils nous témoignent. »
Quelles sont les conditions de sécurité à réunir lorsque tu pars sur un séjour ?
« Beaucoup de pièges peuvent déjà se mettre en place dès les 1er mails ou les 1er contacts, avant même d’être en montagne. J’aime pouvoir discuter avant avec mes clients sur leurs expériences, sur le choix du matériel, sur leur niveau physique et technique. Je fais très souvent des courses que je ne connais pas, c’est un bon stimulant pour rester en éveil sur la sécurité et le plaisir…à fond !! Pour certains projets je rencontre mes clients avant pour une journée de préparation en montagne.
Il y a donc la sécurité des habitudes, à surveiller de près, et la sécurité des choses que l’on ne maîtrise pas : la météo, les conditions de la montagne, un accident.
C’est dans l’acceptation de ces aléas que l’on assume l’engagement de la haute montagne, je les partage très souvent avec mes clients, afin qu’ils comprennent mes choix, qu’ils les critiquent, qu’ils les respectent. »

Quels sont les avantages et inconvénients de ce métier ?
« Je n’y vois que des avantages pour le moment, dès lors que j’assume assez bien les choix d’un travail physique, parfois loin de la maison, où la clientèle est à géométrie variable… C’est un métier-passion dans lequel j’arrive à assouvir la mienne, de plus en plus dans le terrain, et le niveau qui intéresse, avec des gens qui me font vivre… »
Quelles sont les qualités indispensables dont tu estimes qu’un guide doit faire preuve ?
« Un guide doit savoir faire preuve de patience et d’humilité face à la montagne et à ses propres ambitions.
Nous avons un rôle d’enseignant avec nos clients qui peuvent avoir des difficultés dans certains apprentissages.
Ensuite, face à une difficulté quelle qu’elle soit, le guide doit accepter le demi-tour, et donc l’échec ou accepter encore de faire face à ses limites. Face à ses responsabilités, il peut décider de continuer pour «sortir vers le haut» si c’est plus sûr pour la cordée.
Il faut ensuite une grande capacité à s’adapter et à réagir face à des éléments qui perturbent le bon déroulement du séjour : et là , cela peut être de toutes natures -organisation, naturelle, humaine, matérielle-…. »
Es-tu heureux de ton choix aujourd’hui ?
« Je suis heureux aujourd’hui de mes choix, de mes évolutions -une famille, un projet de gîte-, de la variété de mes pratiques, de la confiance de mes clients et de celles de mes pairs. »
Quels sont tes plus grands moments de bonheur depuis le début de ta carrière ?
« Ce sont bien souvent les souvenirs les plus récents, les dernières escalades en Espagne dans ces parois incroyablement sauvages…
Sinon, avec le recul on se souvient des grandes courses comme des grands moments, quand bien même c’étaient de bonnes galères. J’ai souvenir de l’été 1996, à Chamonix où j’ai pu gravir « le Tournier intégral» aux Droites, le pilier «Bonnati» au Dru, le pilier central du Freney au Mont Blanc, la face nord de la tour ronde, des escalades au Grand Capucin…

De ma toute 1ere course avec un client le lendemain de la remise de la médaille de guide : l’éperon « Frendo » en face Nord de l’aiguille du Midi.
Je me souviens aussi de quelques beaux solos à l’automne et en hiver : le pilier de l’embaradere à L’Ossau, les Jorasses, la face Nord de la tour à Gavarnie, quelques couloirs au Vignemale… »
Et les pires ?
« Puis-je utiliser mon joker ?!!! En fait, imaginez-vous dans des cascades de glaces, tremblants de froid, à l’ombre, à la tombée de la nuit, les mains gelées, la glace cassante, à 10 mètres de votre dernière broche dans une section bien raide et technique…ou alors dans une longueur d’escalade artificielle, après votre 10ème mouvement sur des crochets à goutte d’eau, faisant suite à une série de très mauvais pitons ; et là , vous devez partir en libre avec les étriers et le marteau qui pendent et vous êtes en baskets !!! ALORS ? Ça vous plait ? »
Peux-tu donner un ou des conseils à quelqu’un qui envisagerait aujourd’hui de faire ce métier ?
« Je ne suis pas sûr d’être de bons conseils tant le parcours de chacun est différent. Je sais que j’ai avant tout aimé la grimpe et la montagne sans penser à cette profession. Maintenant, j’encourage quiconque souhaite partager des moments forts avec des gens, clients ou amis, à se diriger vers des activités de pleine nature, de prendre des initiatives et de passer devant si le cÅ“ur lui en dit… »
Sur quels séjours pouvons-nous te retrouver ?
« On pourra me retrouver sur les stages proposés dans » La Balaguère altitude » à savoir les raids à skis, les initiations à l’alpinisme hivernal, les séjours raquettes haute montagne comme les Encantats ou le Néouvielle, sur quelques expéditions et sommets à l’étranger… les stages seront bientôt en place ! »
Cauterets-Marcadau, initiation ski de rando et hors-piste
Ski de randonnée perfectionnement dans le Queyras
Chamonix-Zermatt, version italienne ! Parcours mythique en ski de randonnée

David Marret
Guide de montagne
La Balaguère : séjours neige










