Formation au métier d’accompagnateur en montagne
janvier 4, 2010
Découvrir et se préparer au métier d’accompagnateur en montagne
Un stage en immersion dans le métier d’accompagnateur au cours d’une rando en doublure avec un professionnel confirmé.

Une formation unique en son genre au cours de laquelle vous découvrez en grandeur réelle le métier sous ses multiples facettes.
Pour ceux qui souhaitent se présenter au probatoire, elle constitue une expérience pré-professionnelle qui fait généralement défaut aux candidats.
Date et rando au choix
- En fonction des départs programmés
- Départ en général un dimanche, retour le samedi suivant
Durée : 35H
Coût :
- Coût pédagogique 700 € (prise en charge possible par votre fond formation)
- Hébergement et restauration sur devis selon la randonnée retenue.
Programme :
Les points clés d’une randonnée :
- Savoir conduire un groupe.
- Connaître et appliquer les phénomènes de dynamique groupe
- Organiser et gérer la logistique
- Assurer la sécurité et secourir
- Lire une carte et s’orienter
- Connaître et protéger les environnements
Passer le diplôme :
- Le cursus
- Conseils pour l’examen
S’installer :
- Les statuts possibles
- Activité principale ou activité annexe.
- Les rémunérations
Les différents contextes de travail :
- Avec un tour opérateur
- En solo
- Dans un bureau
Mises en situations pratiques d’accompagnement de groupe
Évaluation et bilan
Demande de financement
Envoi d’un dossier sur demande

Renseignements, déroulement et inscriptions
Gérard Caubet
Bâton de marche : pour ou contre ?
décembre 15, 2009
« Dé bâtons ! »
Bâtons z’ou pas bâtons ?
L’été dernier, comme j’accompagnais allègrement une joyeuse troupe de randonneur sur les sentiers du val d’Azun, j’y vais, comme à mon habitude, bob et chaussettes fières, de mon plus beau verbe :
« Vous savez Messieurs dames, pour moi, les bâtons de marche, c’est fait pour les personnes qui ont mal aux genoux ou bien pour faire de la raquette mais c’est tout ! »
C’est alors que Brigitte, de sa toute petite voix me dit :
« Mais tu sais, La Balaguère, elle nous les conseille, elle, les bâtons ! Regarde donc sur le papier qu’ils nous ont envoyé»
Boun diou ! Serais-je lâché par les instances dites « supérieures » ! J’examine l’objet…
« Y’a matière à débat là , ou je ne m’appelle point Pierre (des Pyrénées !) »
Alors bâtons ou pas bâtons ? Et bien, à mon sens cela ce discute, effectivement.
Les bâtons de marche représentent très clairement des appuis supplémentaires pour la marche. En cela, ils limitent le poids porté sur nos deux uniques appuis au sol : les jambes. Ils soulagent donc naturellement les genoux.
Notre corps n’est évidement pas fait pour porter du poids sur notre dos. Le sac à dos est en cela une aberration. Mais c’est à ce prix que nous acquerrons notre indépendance et notre sécurité sur les chemins montagnards. En tant qu’accompagnateur, et avant tout montagnard, j’estime dangereux et même, selon le lieu et l’expédition, carrément inconscient, de partir avec en tout et pour tout dans son sac à dos, quelques barres de céréales et un demi litre d’eau. Par contre, depuis que l’homme est homme, il s’est verticalisé. La position verticale est d’ailleurs un tour de force pour la physiologie. Elle dépend d’un équilibre à par entière pour ne solliciter que l’action musculaire de nos muscles profonds, ceux qui nous permettent, sans épuisement ni fatigue importante de rester debout une journée entière.
Dans notre société sédentaire, nombre de situations nous font perdre sans cesse cette fameuse verticalité, ainsi que notre équilibre, au sens propre comme au sens figuré. Nos chaises elles-mêmes sont reconnues comme n’étant pas la panacée pour notre colonne vertébrale. Quand à leur dossier, même s’il est, ma foi souvent fort confortable, il n’est qu’une béquille de plus pour maintenir cette verticalité perdue. Il en résulte maux de dos, sciatiques et usures vertébrale.
A mon sens, et selon la façon dont ils sont utilisés, il en est précisément de même pour les bâtons de marche. Nombre de personnes utilisent véritablement les bâtons comme des béquilles. Ils marchent littéralement penchés en avant sur leurs bâtons. De plus, ils perdent complètement leur autonomie et leur équilibre dans les situations où les bâtons sont inutilisables, voir dangereux (éboulis, rocher).
Les bâtons, lorsqu’ils sont utilisés, doivent à mon sens, rester une aide à la verticalité et non le contraire, et cela nécessiterait, pour nombre de personnes un sérieux apprentissage.
Ils restent malgré tout utiles, voir indispensables, pour les personnes qui ont une usure importante des genoux, mais également en raquette, où ils sont une aide réelle lors de la descente ou en cas de neige lourde, ainsi que pour porter de lourdes charges, même si personnellement, je préfère ici encore ne pas les utiliser.

Voilà ce qui m’incite aujourd’hui à conseiller aux personnes que j’accompagne de marcher de préférence sans ces fameux bâtons.
Pierre Fourasté
Accompagnateur en montagne














