Sureau noir : l’arbre à rêves coquins
août 17, 2009 par balablog
Selon les croyances populaires, dormir sous un sureau noir donnerait des rêves coquins.
De là à l’appeler le viagra du randonneur, il n’y a qu’un pas.

Plus sérieusement, le nom latin Sambucus fait allusion aux flûtes (sambuca) que les pâtres grecs taillaient dans le bois tendre et creux du sureau noir. Tradition reprise par les druides gaulois, qui s’en servaient pour converser avec l’au-delà .
On l’appelle aussi « arbre de Judas » car c’est à la branche d’un sureau noir que le traître se serait pendu.
Dans un registre plus gai, les baies noires font :
d’excellentes confitures, de la limonade,
alors que les fleurs se consomment :
en beignets en vins, en sirop, etc…

Ne pas confondre avec ses cousins le rouge et le hièble !
Comme son nom l’indique, le sureau rouge arbore des baies rouges caractéristiques.
La confusion serait plus facile avec le sureau hièble qui est toxique. Le hièble est petit alors que le sureau noir est un arbre. Les fruits du hièble sont noirs mais toujours situés au sommet de la tige et dressées vers le haut a l’inverse du sureau noir dont les fruits sont pendants.
Le sureau noir aime le soleil. On ne trouvera pas en forêt mais en lisière. En montagne, ils poussent souvent à proximité des cabanes de berger. Plante nitrophile, elle indique avec une précision de GPS l’endroit où le berger va soulager sa vessie.
J’aime bien le sureau pour ses confitures et ses vertus aphrodisiaques.
J’y vais de ce pas. Pour le moment, aux confitures …. !
Par Gérard Caubet
Accompagnateur montagne et directeur de Balaguère-formation
Pour La Balaguère, Randonnées et voyages à pied















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