Le gypaète barbu échappe à la mort !
juin 30, 2009 par balablog
Le gypaète barbu a beau être le plus grand rapace d’Europe (2,80 m d’envergure), il n’en n’est pas moins le plus menacé.
En France, on recense 29 couples seulement. Surnommé « le casseur d’os » à cause de son régime alimentaire un peu particulier, puisqu’il se nourrit essentiellement de charognes auprès desquelles il vient prélever les os. Trop gros pour être ingérés en l’état, le gypaète utilise une technique bien à lui pour les casser : survolant les zones rocheuses, il va lâcher l’os plusieurs fois avant qu’il ne se casse en petits morceaux.
Espèce menacée, la reproduction de ce rapace est la seule issue pour la survie de l’espèce. Mais entre la rigueur des hivers, les intoxications, les collisions contre les câbles, les tirs, et les dérangements liés aux activités humaines à proximité du nid, la reproduction échoue deux fois sur trois, et seulement un poussin sur trois parviendra à l’âge adulte. Pour toute l’Europe, 160 couples sont recensés. Aujourd’hui le gypaète est protégé, présent malheureusement sur la liste rouge des espèces menacées en France. En 1997, un plan de restauration a été instauré dans les Pyrénées.
Voici l’histoire du gypaète trouvé le 16 avril au camping d’Estaing…
Ce jour-là , fort mal en point, le mâle a échoué près du camping de Pascal et Viviane Ruysschaert qui ont alerté les secours…
Un petit comité s’est rendu sur place : le garde local du Parc National, suivi par les gardes de l’Office de la Chasse et de la protection de la faune sauvage. Conduit dans un centre de soin, le gypaète était très faible : l’hiver avait été rude, sa maigreur et un abcès à la patte pouvaient compromettre ses jours sans une intervention efficace et un peu de chance.
©Pascal Ruysscharet
Perfusion, nourriture, traitement antibiotique par intraveineuse : tout est mis en Å“uvre pour le sauver. Des staphylocoques ayant été découverts dans la patte enflée, la vétérinaire a du réadapter les antibiotiques. La serre n’avait aucune sensibilité. Au 24 avril (source : pour des Pyrénées vivantes), le pronostic était encore très réservé quant à la viabilité de l’oiseau, étant donné les séquelles éventuelles liées à la patte.
Après avoir un peu regrossi, le gypaète a passé quelque temps à régurgiter ses prises de nourritures et par la même occasion ses antibiotiques. Le 28 avril a pourtant été la date d’une amélioration : prise de nourriture autonome, amélioration de la posture, patte sur la voie de la guérison.
A partir du 6 mai, les efforts sont récompensés : la forme du rapace revient, quelques jours plus tard il a changé de bâtiment et a gagné en souplesse et assurance.
L’oiseau se perche à présent et il mange même avec appétit côtes et queues de bÅ“uf ! Depuis le 31 mai il a été mis en volière, toujours dans le centre Hegalaldia. Retrouvé à 3,9 kg, il reprend régulièrement du poids (4.710 kg récemment) et sa patte abimée retrouve lentement de la mobilité grâce à des séances d’ostéopathie animale.












colll bien les gens qui s’occupe des animeaux merci
un oisillon vautour fauve trouvé en espagne dans le mascun : qui prévenir ?
un autre (une autre année) trouvé au-dessus de la passerelle de holzarté:c’est la fallaise aux vautours qui s’en occupe
par tél,ils ont dit qu’à l’envol,les poussins sont tellement grassouillets qu’ils peuvent rester longtemps sans manger
.
s’ils ne sont pas blessés,ils s’en sortent
au pays basque,c’était avec pierre fourasté
en espagne,je me souvient plus de son nom
pour la fête en 2005,le guide était stationné en andalousie,je crois me souvenir?
a quand de BONNES NOUVELLES de l’ OURS ??
Bonjour Eliane,
Je vous invite à consulter le site internet http://www.pourdespyreneesvivantes.fr, le Programme Pyrénées Vivantes vous donnera des informations complémentaires sur les démarches à suivre. Nous sommes actuellement en train de consacrer un dossier sur l’ours, avec différentes interviews, qui permettront de mieux comprendre les enjeux de sa réintroduction. En attendant je vous propose de consulter la vidéo http://www.paysdelours.com/fr/les-infos/videos.html qui a été filmée en juin dernier à Melles par l’équipe du Pays de l’Ours, on peut y apercevoir Hvala et ses oursons de l’année ! Concernant le guide dont vous parlez, c’est effectivement Gérard Cherrueau.
A bientôt,
Julie
réponse à Eliane Dupont à propos des « oisillons de vautour »
en guide de sevrage les parents vautours arrêtent de nourrir leurs petits pour les inciter à quitter le nid. Autrement dit à se jeter dans le vide et vérifier qu’ils peuvent voler.
Il se trouve que certains ne savent pas et ils planent jusqu’à se poser. Si c’est une virée dans une falaise, ils repartiront. -Si c’est dans le fond d’un canyon, mauvais temps pour eux.
Fréquentant depuis longtemps les canyons de la Sierra de Guara, j’en ai trouvé plusieurs dans ce cas.
Gérard
un jour il ma été donné de voir un gypaète en vol à moins de 3 mètres. nous étions avec des clients en train de gravir une crête entre Estaing et Cauterets. arrrivé sous la crête, un gypaète arrivant de l’autre côté sans nous voir nous à survolé. on lui a vu le blanc de l’Å“il. J’en ai encore la vision.
gérard
noms du Gypaète
pour info casseur d’os Quebranto huesos ( est le nom espagnol ) Côté nord des pyrénées, on l’appelle Cap Arrouy (tête rouge)
gérard
un nouveau Gypaète est mort à Luz dans les hautes Pyrénées. Le 3 aout, des randonneurs l’ont trouvé les ailes cassées sous une ligne électrique. Malgré les soins, il n’a pas survécu. En septembre, une réunion est prévue en préfecture. Le collectif des Gypaètes n’y est pas convié …..
Le tignous
Joli d’avoir pu le trouver et lui apporter des soins.
Félicitations!!